Est-ce que tout le monde est réceptif à l’Hypnose ?

La question que l’on me pose le plus souvent au sujet de l’Hypnose est « est-ce que tout le monde est réceptif ? »
(La vraie question étant « est-ce que moi tu pourrais m’hypnotiser ? » 😉)

Ce qu’il faut savoir, pour commencer, est que l’hypnose est un état modifié de conscience.
Cet état est naturel et chacun l’expérimente chaque jour, à diverses occasions.

C’est ce moment où « on est là sans être là ».

– Quand on se rend compte qu’on a lu plusieurs pages sans pouvoir dire ce que l’on a lu.
– Quand on est transporté par un film.
– Quand on est arrivé à destination sans se souvenir quel chemin on a parcouru.
– Quand on fait une activité et que la notion de temps disparaît.
Ou tout simplement quand on est ailleurs, « dans la lune ».

Alors oui, tout le monde est réceptif.
(Donc oui, toi aussi tu es capable d’entrer en hypnose 😊)

Il arrive que certaines personnes soient naturellement plus « douées » que d’autres. Fort heureusement, la réceptivité s’entraîne et devient de plus en plus fluide avec le temps. Rapidement même.
Comme pour toute activité finalement 😃

Ensuite, tout est une question de confiance avec son thérapeute…

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Métaphore de Fleur de Lys (suite à un déménagement)

J’ai écrit cette courte métaphore dans le cadre d’un exercice lors de ma formation de praticienne Hypnose.
Le sujet était d’accompagner une petite fille qui vivait mal un déménagement et ne souhaitait plus aller à l’école, car elle regrettait ses copines.
Vous pouvez bien sûr raconter cette histoire, sans objectif, juste pour le plaisir de faire la lecture et passer un bon moment avec votre enfant.

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Je sais que tu es une petite fille qui aime les histoires, et certainement les histoires qui commencent par « il était une fois », comme celle que je t’invite à écouter attentivement maintenant.

Il était une fois une jolie licorne à la crinière multicolore et au pelage pailleté qui vivait heureuse au pays des licornes aves ses amies licornes et plein d’autres animaux tout mignons. Elle s’appelait Fleur de Lys.
Elle avait trois amis très étonnants, un lapin rose qui pouvait s’envoler en battant des oreilles, un lapin bleu qui faisait des bonds prodigieux jusqu’aux nuages, un lapin mauve qui faisait apparaître des gourmandises en remuant son petit bout du nez, comme ça… Elle leur racontait tous ses secrets, sucrés, sacrés, allait se promener dans plein de lieux magiques et féériques avec eux et aimait blottir son museau entre leurs douces pattes.

Un jour, elle voulut leur faire une surprenante surprise en découvrant pour une prochaine promenade un nouvel endroit magiquement magnifique et magnifiquement magique qu’ils ne connaissaient pas encore. Au petit matin, alors que l’aurore était rose perlé et que la rosée perlait ses gouttes sur les fleurs et les feuillages, elle partit courageuse et curieuse à l’aventure.

La jolie licorne Fleur de Lys avança loin, loin, et encore un peu plus, jusqu’à ce qu’elle arrive dans un jardin inconnu. Dans ce jardin merveilleux voletaient ça et là, ici et ailleurs, haut dans le ciel et au ras des herbes, de droite et de gauche de lumineuses petites fées, éclairées comme autant de petits soleils de la nuit ou d’étoiles du jour, je ne sais pas… Comme il était étrange au premier coup d’oeil ce jardin, pourtant à bien y regarder Fleur de Lys s’y sentit tout de suite en sécurité, protégée et accueillie par ces gentilles petites fées.

Une première petite fée s’approcha d’elle et se posa délicatement sur son dos, une seconde voleta doucement jusqu’à sa crinière, une troisième enfin atterrit en toute légèreté sur l’extrémité de son museau pailleté. « Comme tu es jolie, que tes couleurs sont belles, que ta crinière est soyeuse » lui dirent-elles. « Veux-tu visiter notre jardin et partager nos chants et nos danses ? » Oh oui ! Fleur de Lys avait très envie de s’amuser avec les jolies fées. Toutes quatre commencèrent une ronde, chantèrent et dansèrent encore et encore… Et tandis que la ronde enchantée virevoltait, que chacune accordait sa voix à celle de l’autre, de nouvelles fées rejoignaient cette joyeuse farandole.

Fleur de Lys se sentait heureuse, la tête et le coeur tout pleins de plein de choses incroyables, extraordinairement amusantes, fabuleusement captivantes. C’est ainsi qu’elle décida chaque jour de passer du bon temps avec les adorables fées pétillantes et gracieuses afin de raconter ses merveilleuses journées à ses amis lapins, ravis d’écouter ses sensationellistiques aventures.

Métaphore du jardin du Roi (confiance en soi)

« Il était une fois, un roi bon et juste qui avait pris beaucoup de soin à agrémenter les immenses jardins de son château avec toutes sortes d’arbres, de plantes et de fleurs, tous aussi beaux, majestueux et parfumés les uns que les autres. Ses jardins resplendissaient de beauté et offraient un spectacle inégalé à mille lieues alentours.

Il prenait un plaisir chaque jour renouvelé à se promener dans ces jardins habillés par autant de grands arbres dont les cimes tutoyaient les nuages que de petits massifs de fleurs aux couleurs changeantes et aux parfums enivrants.

Un jour, le bon roi dut s’absenter pour un voyage officiel.

À son retour, il n’avait qu’une hâte : retrouver les couleurs, les parfums et la composition harmonieuse de ses jardins. Il eut un choc en constatant que les plantes et les arbres qu’il aimait tant étaient en train de mourir et sécher. Il s’adressa au pin, autrefois majestueux et plein de vie, et lui demanda ce qui avait bien pu se passer.

Le pin lui répondit avec un air triste :  » J’ai regardé le pommier et je me suis dit que jamais je ne serai capable de produire d’aussi beaux et bons fruits qu’il ne porte. Je me suis découragé et j’ai commencé à sécher. »

Le roi alla trouver le pommier qui lui aussi était sur le point de mourir. Il l’interrogea à son tour et celui-ci dit avec un air plus triste encore :  » En regardant la rose et en sentant son parfum enivrant, je me suis dit que jamais je ne serai aussi agréable à regarder et aussi parfumé qu’elle. C’est alors que je me suis mis à sécher. »

Comme la rose était elle-même en train de sécher, il alla lui parler et elle lui avoua avec l’air le plus triste du monde: « Comme c’est dommage que je n’ai pas l’âge de l’immense érable sage planté au loin ! Comme c’est dommage que mes feuilles ne deviennent pas aussi dorées comme les siennes à l’automne ! Dans ces conditions, à quoi bon vivre et faire des fleurs, aussi parfumées soient-elles ? Je me suis donc mise à dépérir. »

 

C’est alors qu’une toute petite fleur attira l’attention du roi. Alors qu’il l’avait à peine remarquée auparavant, elle semblait aujourd’hui capter toute la lumière et baigner les jardins de son doux parfum. Elle n’était en rien comparable aux autres végétaux desséchés du jardin. Le roi, intrigué, l’interrogea sur sa surprenante vitalité .

« J’ai failli me dessécher, répondit-elle, car au début je me désolais. Jamais je n’aurai la majesté d’un pin qui conserve sa verdure toute l’année ; ni la beauté et encore moins le parfum de la rose; et que dire de la sagesse de l’érable ! Désespérée que j’étais, j’ai voulu mourir moi-aussi. Puis je me suis rappelé que vous aviez choisi de me placer ici, de m’arroser, de prendre soin de ma terre, vous m’avez accordé autant d’importance qu’au pin, qu’à la rose et qu’à l’érable, c’est donc que vous vouliez de moi autant que des autres, telle que je suis, et que j’ai toute ma place dans ce jardin. A partir de ce moment là, j’ai décidé de m’aimer telle que je suis et de contribuer à mon niveau à rendre ce jardin aussi agréable que possible. C’est exactement ce à quoi je m’emploie depuis que vous êtes parti et ce à quoi je m’emploierai tant que je serai en vie. « 

 

(Auteur inconnu)

Galerie

Conte de la fougère et du bambou

« Un jour, je me suis avoué vaincu… J’ai renoncé à mon travail, à mes relations, à ma vie. Je suis alors allé dans la forêt pour parler avec un ancien que l’on disait très sage.

– Pourrais-tu me donner une bonne raison de ne pas m’avouer vaincu ? Lui ai-je demandé.

– Regarde autour de toi, me répondit-il, vois-tu la fougère et le bambou ?

– Oui, répondis-je.

– Lorsque j’ai semé les graines de la fougère et du bambou, j’en ai bien pris soin. La fougère grandit rapidement. Son vert brillant recouvrait le sol. Mais rien ne sortit des graines de bambou. Cependant, je n’ai pas renoncé au bambou.

– La deuxième année, la fougère grandit et fut encore plus brillante et abondante, et de nouveau, rien ne poussa des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

– La troisième année, toujours rien ne sortit des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

– La quatrième année, de nouveau, rien ne sortit des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

– Lors de la cinquième année, une petite pousse de bambou sortit de la terre. En comparaison avec la fougère, elle avait l’air très petite et insignifiante.

– La sixième année, le bambou grandit jusqu’à plus de 20 mètres de haut. Il avait passé cinq ans à fortifier ses racines pour le soutenir. Ces racines l’ont rendu plus fort et lui ont donné ce dont il avait besoin pour survivre.

– Savais-tu que tout ce temps que tu as passé à lutter, tu étais en fait en train de faire pousser des racines ? dit l’ancien, et il continua…

– Le bambou a une fonction différente de la fougère, cependant, les deux sont nécessaires et font de cette forêt un lieu magnifique.

– Ne regrette jamais un seul jour de ta vie. Les bons jours te rendent heureux. Les mauvais jours te donnent de l’expérience. Les deux sont essentiels à la vie, lui dit l’ancien, et il continua…

Le bonheur te rend doux. Les essais te rendent fort. Les peines te rendent humain. Les chutes te rendent humble. La réussite te rend brillant.

Si tu n’obtiens pas ce que tu désires, ne désespère pas… Qui sait, peut-être que tu es juste en train de fortifier tes racines. »

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(Auteur inconnu)

Conte du vieil homme, de son fils et de son cheval

Il était une fois un vieil homme qui vivait dans un petit village. Bien que très pauvre, il était envié de tous, car il possédait un trésor : un magnifique cheval blanc. Même le roi convoitait son trésor. Personne n’avait jamais vu un cheval d’une telle splendeur, d’une telle endurance et d’une telle force.

Les plus riches seigneurs des environs avaient proposé au le vieil homme d’acheter son cheval à des prix fabuleux, mais le vieil homme a toujours refusé. “Pour moi, c’est plus qu’un cheval leur disait-il, il est comme un ami, comment voulez vous vendre un ami ? ”

Un matin à son réveil, le vieil homme constata que son cheval merveilleux n’était plus dans l’écurie. Tous les gens du village vinrent le voir en apprenant la nouvelle. “Vieil imbécile, lui dirent –il, nous t’avions prévenu que cela arriverait. Tu es si pauvre, tu aurais du vendre ce cheval. Tu serais couvert d’or à l’heure qu’il est. Au lieu de ça tu as laissé passer ta chance. Maintenant le cheval s’est échappé ou bien quelqu’un l’aura volé et toi, tu es maudit. ”

Le vieil homme leur a simplement répondu : “Ne parlez pas si vite. La seule chose que nous savons c’est que mon cheval n’est plus dans l’écurie. Le reste n’est que votre interprétation. Comment pouvez vous savoir si j’ai été maudit ou pas ? Comment pouvez-vous porter un jugement sur ce qui se passe ? ”

Les gens du village ont protesté, “Ne nous fait pas passer pour des imbéciles! Nous ne sommes peut être pas de grands philosophes. Nous ne sommes peut être pas aussi sage que tu l’es mais c’est évident, la disparition de ton cheval est une malédiction. ”

Le vieil homme répondit à nouveau “Tout ce que je sais, c’est que l’écurie est vide, et que le cheval est parti. Le reste, je ne sais pas. Que ce soit une malédiction ou une bénédiction, je ne peux pas le dire. Tout ce qu’on peut voir, c’est un fragment d’une vérité qui nous dépasse. Qui peut prédire ce qui va suivre? ”

Les gens du village se mirent à rire. Ils pensèrent que l’homme était fou. Ils avaient toujours pensé qu’il était stupide; s’il n’était pas, il aurait vendu le cheval et il serait riche. Mais au lieu de cela il n’était toujours qu’un pauvre bûcheron. Un vieil homme qui devait couper du bois et le vendre pour survivre. Il vivait au jour le jour dans la misère et dans la pauvreté. Vraiment, c’était bien la preuve qu’il était idiot !

Au bout de quinze jours, le cheval revint. Il n’avait pas été volé, il s’était enfui dans la forêt. Non seulement il était revenu, mais il avait apporté avec lui une douzaine de chevaux sauvages. A nouveau, les gens du village se rassemblèrent autour du bûcheron et lui dirent. “Vieil homme, tu avais raison et c’est nous qui avions tort. Ce que nous pensions être une malédiction est une bénédiction. S’il te plaît pardonne-nous. ”

Le vieil homme répondit: “Encore une fois, vous allez trop loin. Dites seulement que le cheval est de retour. Je constate seulement qu’une douzaine de chevaux sont venus avec lui, mais je ne juge pas. Comment savez-vous si c’est une bénédiction ou non? Vous ne voyez qu’un fragment de la réalité. Comment pouvez-vous juger sans connaitre le reste de l’histoire? Si vous lisez une seule page d’un livre. Pouvez-vous juger tout le livre? Si vous lisez un seul mot d’une phrase. Pouvez-vous comprendre la phrase entière? ”

“La vie est si vaste, et pourtant vous juger toute la vie avec une page ou un mot. Tout ce que vous avez n’est qu’une partie des informations! Ne dites pas que c’est une bénédiction. Personne ne le sait. ”

“Peut-être que le vieil homme a raison, ” disaient-ils les uns aux autres. Alors ils n’en parlèrent pas plus cette fois pour ne plus être ridiculisé. Mais tout au fond, ils savaient qu’il avait tort. Ils savaient que c’était une bénédiction. Douze chevaux sauvages étaient arrivés dans l’écurie du vieil homme. Avec un peu de travail, les animaux pourraient être dressés et vendus pour beaucoup d’argent.

Le vieil homme avait un fils, un fils unique. Le jeune homme se mit à dresser les chevaux sauvages. Après quelques jours, il tomba d’un des chevaux et se cassa les deux jambes. Une fois encore, les villageois rendirent visite du vieil homme et lui donnèrent leur avis.

“Tu avais raison,” disaient-ils. “La douzaine de chevaux n’étaient pas une bénédiction. Ils étaient une malédiction. Ton fils unique s’est cassé les deux jambes, et maintenant dans ta vieillesse tu n’as plus personne pour t’aider, c’est un grand malheur. Maintenant, tu es plus pauvre que jamais. ”

Le vieil homme parla de nouveau. ” Pourquoi les gens comme vous sont-ils obsédés par le jugement ? N’allez pas si loin. Dites seulement que mon fils s’est cassé les deux jambes. Qui sait si c’est une bénédiction ou une malédiction? Personne ne sait. Nous avons seulement accès à une parcelle de vérité. ”

Il se trouve que quelques semaines plus tard, le pays s’engagea dans une guerre contre un pays voisin. Tous les jeunes hommes du village furent réquisitionnés pour rejoindre l’armée. Seul le fils du vieil homme resta chez lui, car était blessé. Une fois de plus les villageois se rassemblèrent autour du vieillard, en pleurant et en criant parce que leurs fils étaient partis. Il y avait peu de chance qu’ils reviennent. L’ennemi était fort, et cette guerre serait un combat perdu. Ils n’allaient jamais voir leurs fils.

“Tu avais raison, vieil homme,”Pleuraient-ils. “Dieu sait que tu avais raison. L’accident de ton fils a été une bénédiction. Ses jambes sont peut être cassé, mais au moins il est avec toi. Nos fils à nous ont disparu à jamais.”

Le vieil homme leur parla à nouveau. “Il est impossible de savoir. Vous continuez à tirer des conclusions sur ce que vous ne comprenez pas. Personne ne sait. Dites seulement ceci. Vos fils ont dû aller à la guerre, et le mien ne l’a pas fait. Personne ne sait si c’est une bénédiction ou une malédiction. Personne n’est assez sage pour savoir. Dieu seul le sait. ”

 

(Auteur inconnu)